La S-F au cinéma

  Ecrire un article sur ce sujet aujourd'hui me semblait complètement raccord avec l'ambiance du jour, et ce dans toute la France. Quoi ? Qu'entends-je ? "pourquoi ?" Et bien parce qu'aujourd'hui sort le film de science-fiction le plus attendu de l'année, et je pèse mes mots. Prometheus. Bien sûr, tout le cinéma de S-F ne repose pas que sur le dernier bébé du réalisateur britannique Ridley Scott, mais il n'en reste pas moins une bonne introduction à ce sujet. Il y a 33 ans de cela Mr Scott réalisa Alien (vf : Alien, le huitième passager) que d'aucuns considèrent comme le film de s-f/horreur le plus génialissime (flippant) du siècle dernier. Pour ceux qui ne seraient pas du même avis, pardonnez mon entrain, mais je n'en démordrai pas. 
   
   Je ne me lancerai pas dans une épopée interminable retraçant les premiers ébats de la S-F au cinéma, mais je compte bien garder cette idée pour un prochain sujet. A savoir que le premier film de science-fiction ne nous rajeunit guère, car il date de 1902 et s’intitule "Le Voyage dans la lune" de George Méliès (1861-1938). Mon pote Draven raconte le parcours de ce grand homme avec classe sur son blog "Draven's World". 
  
   Les années soixante ont été la source du véritable premier jet en la matière, à savoir que les nouvelles technologies étaient dès lors à peu près aptes à accueillir des projets beaucoup plus ambitieux. Propulser le spectateur hors de l'orbite Terrienne tout en lui imposant dures réflexions quand à sa propre condition ont été les deux coups de génies réalisés par Stanley Kubrick en 1968 avec son "2001, L'odyssée de l'espace" lui même écrit par l'incontournable et le visionnaire Arthur C.Clarke. 


  2001 : L'odyssée de l'espace


   Pendant les années soixante-dix le genre se développe de plus belle, et les moyens suivent le pas séance tenante. La science-fiction au cinéma est habilement manipulée semant tout autour d'elle des milliers de fans abasourdis par la qualité des effets spéciaux qui illuminent les salles obscures. "Star Wars"(Réa : George Lucas) était né. En 1979 d'autres images révélèrent un monde dévasté par la pollution et les armes atomiques, le ton narratif épique et romanesque précédemment employé pour le space opéra présente maintenant aux spectateurs un nouvel aspect de la S-F ou le seul mot d'ordre pourrait être : survivre. L’envoûtant et terrorisant style post-apocalyptique du film "Mad Max" (Réa : George Miller) lui donnera trois suite "Mad Max II : Le défi"(1981) et "Mad Max III : Au-delà du dôme du tonnerre" (1985).


Mad Max

   Que dire sur les années quatre-vingt si ce n'est les plus belles années que connut la S-F au cinéma. Le grand Steven Spielberg déjà remarqué pour avoir réalisé : "Les Dents de la mer" en 1975, "Rencontres du troisième type" en 1977 ;  le v'là maintenant qu'il se la ramène avec un toute mignonne petite bébête qui ne demande qu'à pouvoir rentrer chez elle et qui pense pouvoir utiliser le réseau de téléphonie Terrien pour joindre ses camarades extraterrestres. Sous ce scénario de science-fiction plutôt banale se cache peut-être l'un des plus grands films, mettant un extraterrestre au premier plan, de tout les temps. "E.T : L'extraterrestre" de 1982. Robert Zemeckis, son acolyte réalisera de son côté la non moins connue trilogie "Retour vers le futur" mettant en scène un gosse bougrement habile en skate-board au volant d'une Delorean transformée en machine à voyager dans le temps. Même si du film en ressort plus un cinéma d'aventure il n'en reste pas moins de la science-fiction. Pour autant que je sache le voyage dans le temps n'est pas encore à l'ordre du jour. Cette trilogie aura largement participé à la démocratisation de la S-F au cinéma puisque son ton humoristique mettant en scène des personnages délurés et haut en couleur aura attiré par la même occasion un public peut-être un peu moins intéressé par le sujet.


E.T

   Et puis vinrent les énormes productions des années quatre-vingt dix. Écrasant tout sur leur passage. Aussi bien les gamins que les ados et les seniors. D'autres sujets purent être mis en avant comme la possibilité de recréer des dinosaures à partir d'un moustique coincé dans de l'ambre depuis le jurassique (Jurassic Park 1993). Des invasions extraterrestre qui tournent à la débandade avec un Will Smith qui n'hésite pas à foutre un marron dans la gueule de l'un de ses assaillants (Independence Day 1996). Une autre super-production nous présentant les Dieux Égyptiens comme de vilains tyrans voyageant dans l'espace à l'aide de curieux portails ; une sorte d'uchronie (Stargate 1994). Les films sont nombreux et les effets spéciaux de plus en plus beaux, fixant une certaine crédibilité à des mondes imaginaires qui ne cessent de nous éblouir. Mais que serait la S-F au cinéma sans la littérature qui va avec ? Ce sujet là est bien trop vaste et irait à l'encontre même du but que je me suis fixé quant à la longueur de mes articles. Une prochaine fois peut-être.

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